L’art des Champinups : pourquoi le choix du traditionnel et de l’aquarelle ?

Dans mon précédent article, je vous racontais l’origine de mon projet Champinup. Aujourd’hui, j’aimerais vous emmener dans mon atelier pour vous parler des coulisses derrière ces illustrations.

Pour donner vie à ce bestiaire, le choix du support et des outils n’était pas qu’une question d’esthétique : c’était une nécessité pour rester fidèle à l’essence même de ces magnifiques créatures.

Hommage à la nature : le choix du 100% traditionnel

À l’heure du tout numérique et de l’IA, j’ai choisi de revenir aux sources. Les Champinups sont des êtres organiques liés à la nature. Utiliser une technique traditionnelle était pour moi une évidence, une façon de rendre hommage à leur nature sauvage et authentique.

Chaque illustration est une pièce unique, où le grain du papier et la réaction des pigments avec l’eau créent des textures et des nuances que seul le travail manuel permet d’obtenir.

Le mariage de l’aquarelle et des feutres à alcool

Pour capturer la beauté vibrante et la sensualité des Champinups, j’ai combiné deux médiums complémentaires :

  1. L’aquarelle : elle apporte cette transparence et cette douceur idéale pour les dégradés de peau et les textures délicates des chapeaux de champignons. C’est elle qui donne ce côté « vivant » et éthéré.
  2. Les feutres à alcool : je les utilise pour saturer certaines couleurs et donner du contraste. Ils permettent de rendre justice aux teintes parfois électriques et audacieuses que l’on trouve dans le monde fongique.

Ce mélange permet d’équilibrer la sensualité des formes avec la vibration des couleurs, rendant chaque Champinup à la fois fascinante et mystique.

Matériel d'artiste : pinceau et dessin d'une Champinup sur une table de travail réalisé par Thibault Colon de Franciosi.

La précision de l’encre noire : Le regard du naturaliste

Si la couleur apporte la vie, le trait apporte la connaissance. En complément des oeuvres en couleurs, le livre fourmille d’illustrations à l’encre noire.

Ces dessins détaillés accompagnent les annotations manuscrites. Pourquoi ce choix ?

  • Souligner le détail : L’encre permet de disséquer chaque facette, de la structure des lamelles à la texture des fibres.
  • L’esthétique du carnet d’étude : Ces dessins renforcent l’aspect « carnet d’aventurier » ou « manuel de botanique ancienne ». On ne se contente pas de regarder une image, on étudie une espèce.

Le contraste entre la fluidité de l’aquarelle et la rigueur du trait à l’encre crée une dynamique visuelle qui rend l’exploration du livre passionnante à chaque page.


Le matériel de l’explorateur (récapitulatif)

Voici les outils que j’utilise quotidiennement pour ce projet :

  • Aquarelle fine : pour les bases, les fonds. Elle offre douceur et transparence.
  • Feutres à alcool : pour les détails saturés et les ombres portées. Ils donnent intensité et relief.
  • Encre noire / Fineliners : pour les dessins annotés et détails. Ils permettent précision et clarté.
  • Papier canson : comme support de toutes les illustrations pour un rendu organique.

Prochaine étape : de l’illustration au livre

La technique est une chose, mais comment organiser 100 illustrations et des dizaines de notes dans un ouvrage cohérent ?

Dans le prochain article, je vous emmènerai dans les coulisses de la mise en page et du format que j’ai choisis pour faire de ce livre un véritable objet de collection.

D’ici là, n’oubliez pas : le rendez-vous est pris pour le 10 mars 2026 sur Ulule !

Inscrivez-vous ici pour ne pas rater le lancement : https://fr.ulule.com/champinup

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